Le septieme fils

Publisher: 
Place: 
Paris
Year: 
2010

The crime novel Sjöundi sonurinn (The Seventh Son), translated to French by Éric Boury.

About the book:

Les soirées sont longues dans le port d’Isafjördur, la capitale des fjords de l´ouest de l´Islande, quand on est chargé de traquer le scoop par un rédacteur en chef avide de sansationnel et qu´on rêve de retrouver sa nouvelle petite amie laissèe à Reykjavik: Et puis on dècouvre que le suit comme son ombre et profite des es conquêtes; une chanteuse pop; qui q failli gagner le titre de Nouvelle Star, les groupies respectives de ces gens importants, et une petite troupe d‘adolescents en révolte: Des maisons brûlent, des tombes sont profanèes, des touristes lituaniens sont volès et soupçonnés de trafic de drogue, des droits de pêche ont été bradés, tout s‘emballe, tandis qu‘à Reykjavik on retrouve le corps d‘un homme politique, nouvel espoir de la gauche et ex-mari de la mère de la presque Nouvelle Star :

Einar, le correspondant du Journal du soir, malmené par la séduisante commissaire de police, mène l’enquête avec son air désaubusé, sa nonchalance et une ironie qui lui permettent d’apprivoiser les témoins et de porter un regard sans préjugés sur les événements :

Ce périple dans une Islande mondialisée nous montre les transformations d’une société au bord de la crise économique, et nous fait voyager au rythme du blues et du rock chers à l’auteur.

From the book:

Margrét ronfle paisiblement à côté de moi. Les boucles noires de ses cheveux s’étalent sur la taie d’oreiller blanche. Un sourire taquine ses lèvres pulpeuses. Par moments, elle fronce les sourcils. Ses seins mûrs sont une tentation.

Tout à l’heure, non seulement nous avons pris une tasse de café avant d’aller au lit, mais nous avons également passé un moment agréable à discuter de choses et d’autres. Subitement, il m’est revenu à l’esprit combien sa compagnie avait été chaleureuse et stimulante lors de nos vacances : elle est drôle, spontanée, et elle sait manier l’ironie.

Il faut que je sois plus positif. Plus constructif. Et que j’arrête de me tenir constamment sur mes gardes.

Je devrais plutôt être reconnaissant.

Je pense à Gunnsa et Raggi qui n’ont pas arrêté de parler devant leurs biftecks au restaurant Grillhusid. Ils s’entendent bien, s’amusent bien. Pour combien de temps ?

Je pense à Oktavia et Birgir. Les futurs mariés. Et eux alors ? Combien de temps cela va-t-il durer ?

Je sors du lit pour aller à la cuisine. J’ouvre la fenêtre et j’allume une cigarette. Au-dehors, Reykjavik se tapisse de neige. Il est presque minuit.

N’y tenant plus, je prends mon portable dans la poche de ma veste pour appeler Andrés, mon camarade de jeunesse et le meilleur nounours dont je dispose dans les rangs de la police de la capitale.

Le commissaire adjoint est ancore au travail. Après une discussion sur les points forts et faibles de notre pays, nous parlons de sa femme, de ses enfants et de ses anciennes maîtresses, puis je l’interroge sur les causes du décès de Fjalar Teitsson. Andrés se racle la gorge.

- Il semble que quelqu’un lui ait tordu le cou.

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